Organisme de formation dédié aux représentants du personnel

Former les élus du CSE à la santé, la sécurité, l'économie et la vie du mandat

AS Formation est un organisme entièrement consacré aux représentants du personnel. Nous ne formons ni les directions ni les services de ressources humaines : nos programmes sont conçus pour les élus, à partir des situations qu'ils rencontrent réellement dans leur mandat.

Savoir pour pouvoir agir.

100 % dédié aux élusni directions, ni services RH
Juristes en droit socialet préventeurs de terrain
Partout en Franceintra, inter ou classe virtuelle
Certification QualiopiCertifié au titre des
actions de formation

Vos droits à la formation_

Depuis la loi du 2 août 2021, la formation en santé, sécurité et conditions de travail est ouverte à l'ensemble des membres de la délégation du personnel du CSE, ainsi qu'au référent harcèlement sexuel. Ces droits appartiennent aux élus : le refus d'organiser ou de financer cette formation expose l'employeur au délit d'entrave.

5 jours

Premier mandat

Cinq jours minimum pour chaque élu, titulaire comme suppléant, quelle que soit la taille de l'entreprise. La formation développe l'aptitude à déceler et mesurer les risques professionnels et initie aux méthodes de prévention.

Articles L. 2315-18 et R. 2315-9
3 ou 5 jours

Renouvellement de mandat

Trois jours minimum pour chaque élu, portés à cinq jours pour les membres de la CSSCT dans les entreprises d'au moins trois cents salariés. Le programme doit être distinct de la formation initiale.

Articles L. 2315-18 et R. 2315-11
5 jours

Formation économique

Dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, les titulaires disposent d'un stage de cinq jours au plus, financé par le comité sur son budget de fonctionnement, la rémunération restant maintenue par l'employeur.

Articles L. 2315-63 et L. 2315-61

Comment partir en formation : la demande de congé se présente à l'employeur par écrit, en principe au moins trente jours avant le début du stage, en précisant la date, la durée, le prix et le nom de l'organisme. AS Formation fournit le modèle de demande et l'ensemble des pièces attendues — programme détaillé, convention de formation, devis.

Nos formations_

L'intégralité de notre offre aux élus du secteur privé : les cycles réglementaires en santé, sécurité et conditions de travail, la formation économique des titulaires, et 39 modules d'approfondissement d'une journée ou d'une demi-journée. Cliquez sur une formation pour afficher son programme complet.

4 formations

Formations réglementaires santé, sécurité et conditions de travail

Les formations garanties par le code du travail à chaque élu du CSE : cinq jours lors du premier mandat, trois jours en renouvellement, cinq jours pour les membres de la CSSCT dans les entreprises d'au moins trois cents salariés. Prise en charge intégrale par l'employeur.
Formation initiale SSCT — premier mandatLa formation que le code du travail garantit à chaque élu lors de son premier mandat. Elle donne aux membres du CSE,…5 jours (35 heures)

La formation que le code du travail garantit à chaque élu lors de son premier mandat. Elle donne aux membres du CSE, qu'ils siègent ou non en CSSCT, l'ensemble des connaissances et des méthodes nécessaires pour exercer pleinement leurs missions de santé, de sécurité et de conditions de travail : du repérage des risques jusqu'aux leviers d'action les plus avancés.

Repères pratiques

PublicMembres titulaires et suppléants de la délégation du personnel du CSE en premier mandat ; référent harcèlement sexuel et agissements sexistes. Aucun prérequis.
DuréeCinq jours, soit 35 heures. Sessions consécutives ou fractionnées (trois jours puis deux jours) selon les contraintes du service.
Cadre juridiqueArticles L. 2315-18 et R. 2315-9 à R. 2315-11 du code du travail. Prise en charge intégrale par l'employeur.
FormatIntra, dans vos locaux ou en salle extérieure, partout en France ; sessions inter-entreprises organisées régulièrement.
EffectifDe 4 à 12 participants, pour préserver les échanges et le travail en sous-groupes.
TarifSur devis, transmis sous 48 heures avec le programme détaillé et la convention de formation.
ValidationÉvaluation des acquis en cours et en fin de formation ; attestation de fin de formation remise à chaque participant.

Objectifs pédagogiques

À l'issue de la formation, chaque participant sait déceler et mesurer les risques professionnels de son entreprise et analyser les conditions de travail réelles des salariés ; il maîtrise les attributions et les moyens du CSE en matière de santé et de sécurité ; il conduit une inspection et une enquête après accident selon une méthode éprouvée ; il connaît les droits d'alerte et sait les mettre en œuvre ; il est capable de formuler des propositions de prévention argumentées et d'en suivre la réalisation. Le programme reprend point par point l'objet officiel défini à l'article R. 2315-9 du code du travail et alterne en permanence apports juridiques, exercices et cas pratiques construits à partir de situations réelles.

Programme détaillé, journée par journée

Journée 1 — Comprendre les enjeux et le cadre juridique de la santé au travail

La première journée pose les fondations : ce que représentent réellement les accidents du travail et les maladies professionnelles, ce que la loi impose à l'employeur, et qui fait quoi dans la prévention. Les élus repartent avec une carte claire des obligations et des acteurs qu'ils pourront mobiliser tout au long de leur mandat.

Les enjeux humains, sociaux et économiques de la santé au travail

Sinistralité en France et dans votre secteur : accidents du travail, accidents mortels, maladies professionnelles, phénomène de sous-déclaration. Ce que coûtent les atteintes à la santé, pour les salariés d'abord, pour la collectivité ensuite, et ce que change concrètement une politique de prévention digne de ce nom.

L'obligation de sécurité de l'employeur

L'article L. 4121-1 du code du travail et les neuf principes généraux de prévention de l'article L. 4121-2 : ce qu'ils imposent réellement, dans quel ordre, et comment les élus peuvent s'y référer pour contester une mesure insuffisante. Portée jurisprudentielle de l'obligation de sécurité, responsabilité civile et pénale de l'employeur, faute inexcusable et conséquences pour l'indemnisation des victimes.

Les acteurs internes de la prévention

Employeur et délégations de pouvoir, encadrement, salariés et leur obligation propre (article L. 4122-1), salarié compétent en prévention (article L. 4644-1), service de prévention et de santé au travail. Place centrale du CSE dans ce paysage : ce que les élus sont les seuls à pouvoir faire.

Les acteurs externes et comment les mobiliser

Médecin du travail et équipe pluridisciplinaire, inspection du travail, CARSAT et CRAMIF, INRS, ANACT et ARACT, OPPBTP pour le bâtiment : rôle de chacun, voies de saisine, ce que les élus peuvent en attendre. Exercice : à partir de situations types, identifier le bon interlocuteur et rédiger une saisine.

Journée 2 — Maîtriser les attributions santé-sécurité du CSE et ses moyens d'action

La deuxième journée est consacrée à l'instance elle-même : ce que le CSE peut et doit faire en matière de santé et de sécurité, avec quels moyens, et comment articuler le comité et sa commission. L'objectif est que chaque élu sache exactement ce qu'il est en droit d'exiger.

Les missions santé, sécurité et conditions de travail du CSE

Attributions dans les entreprises de onze à quarante-neuf salariés (article L. 2312-5) et d'au moins cinquante salariés (article L. 2312-9) : analyse des risques professionnels, inspections régulières (article L. 2312-13), enquêtes après accident ou maladie professionnelle, promotion de la santé et de la sécurité, droit d'initiative des élus.

Les consultations du comité

Consultation récurrente sur la politique sociale, les conditions de travail et l'emploi ; consultations ponctuelles sur tout aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail (article L. 2312-8) : nouvelles technologies, réorganisations, déménagements. Préparer un avis qui pèse : questions préalables, demandes de documents, rédaction.

La commission santé, sécurité et conditions de travail

Mise en place obligatoire à partir de trois cents salariés et dans les établissements à risques particuliers, composition, missions déléguées par le comité, limites de la délégation — la commission ne peut ni rendre les avis ni décider des expertises. Faire de la CSSCT un outil au service du comité, et non une chambre d'enregistrement.

Les moyens des élus

Réunions du CSE consacrées en tout ou partie à la santé et à la sécurité (au moins quatre par an, article L. 2315-27), participants de droit (médecin du travail, responsable interne de la sécurité, inspection du travail, agent de la CARSAT), heures de délégation et liberté de circulation, accès aux documents obligatoires : document unique, rapport et programme annuels de prévention, registres. Cas pratique : bâtir l'ordre du jour d'une réunion santé-sécurité.

Journée 3 — Identifier et évaluer les risques professionnels

Le cœur du métier d'élu : savoir regarder le travail réel, nommer les risques avec précision et comprendre comment ils s'évaluent. La journée s'appuie sur des grilles d'observation directement réutilisables lors des inspections.

Danger, risque, dommage : la grammaire de la prévention

Définitions et distinctions indispensables, notion d'exposition, gravité et probabilité, risque brut et risque résiduel. Travail prescrit et travail réel : pourquoi la prévention échoue quand elle ignore ce que font vraiment les salariés.

Le panorama des grandes familles de risques

Chutes de plain-pied et de hauteur, manutentions manuelles et troubles musculo-squelettiques, machines et équipements de travail, risque chimique dont agents cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction, risque biologique, bruit, risque électrique, risque routier, travail sur écran. Pour chaque famille : repères réglementaires essentiels et signaux à observer sur le terrain.

Les risques psychosociaux et organisationnels

Stress, harcèlements, violences internes et externes : définitions précises et cadre juridique. Les facteurs de risque — intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité de l'emploi — et les indicateurs d'alerte que les élus peuvent suivre : absentéisme, rotation du personnel, plaintes, inaptitudes.

Le document unique d'évaluation des risques professionnels

Cadre renforcé par la loi du 2 août 2021 (articles L. 4121-3 et L. 4121-3-1) : élaboration, unités de travail, cotation, mise à jour, conservation pendant quarante ans et accès des élus et des salariés. Le rôle du CSE dans l'évaluation des risques. Exercice : lecture critique d'un extrait de document unique, repérage des risques absents ou sous-cotés.

Journée 4 — Analyser les accidents du travail et exercer les droits d'alerte

Une journée de méthode, presque entièrement pratique : la procédure de reconnaissance des accidents et maladies professionnelles, la conduite de l'enquête, l'arbre des causes, et les alertes lorsque le danger est immédiat.

Accidents du travail et maladies professionnelles : définitions et procédures

Accident du travail, accident de trajet, présomption d'imputabilité, maladies professionnelles et système des tableaux, déclaration et réserves de l'employeur. Ce que la reconnaissance change pour le salarié, et comment les élus peuvent l'accompagner.

L'enquête du CSE après accident

Cadre juridique de l'enquête, constitution de la délégation, recueil des faits sur le terrain, entretiens avec la victime et les témoins, formalisation dans les formulaires réglementaires. Les pièges à éviter : recherche de coupable, conclusions hâtives, enquête sans suite.

L'arbre des causes

La méthode de référence pour remonter des faits aux causes profondes, notamment organisationnelles. Distinction entre faits et interprétations, construction du diagramme, exploitation pour bâtir des mesures de prévention. Étude de cas complète en sous-groupes, de l'accident à la liste de mesures proposées au comité.

Danger grave et imminent, droit d'alerte et droit de retrait

La notion de danger grave et imminent, l'alerte du représentant du personnel (article L. 4131-2), le registre spécial, l'enquête immédiate avec l'employeur, la procédure en cas de divergence et la saisine de l'inspection du travail. Le droit de retrait des salariés : conditions, protection contre les sanctions, limites. Mises en situation à partir de cas réels.

Journée 5 — Construire une démarche de prévention au service des salariés

La dernière journée transforme les connaissances en stratégie : passer du constat à des mesures effectives, peser sur les documents structurants de l'entreprise, mobiliser les recours quand le dialogue est bloqué, et organiser le travail des élus sur la durée du mandat.

Du constat à l'action

Hiérarchiser les problèmes repérés, formuler des propositions conformes aux principes généraux de prévention — supprimer le risque avant de le réduire, protection collective avant protection individuelle —, obtenir des engagements datés, en suivre la réalisation et relancer utilement.

Peser sur le rapport et le programme annuels de prévention

Le bilan annuel de la situation générale de la santé, de la sécurité et des conditions de travail et le programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail : lecture critique, proposition d'un ordre de priorité et de mesures supplémentaires, avis motivés et résolutions qui laissent une trace.

Mobiliser les leviers en situation bloquée

L'expertise pour risque grave (article L. 2315-94), les saisines de l'inspection du travail et de la CARSAT, l'alerte en cas d'atteinte aux droits des personnes et à la santé, la communication des élus vers les salariés. Choisir le bon levier au bon moment : étude de situations réelles.

Le plan d'action du mandat et l'évaluation de la formation

Chaque équipe construit son plan d'action : priorités propres à l'entreprise, calendrier d'inspections, répartition des rôles entre élus, points de vigilance. Cas de synthèse mobilisant les acquis des cinq journées, évaluation des acquis et bilan collectif de la formation.

Formation de renouvellement de mandatConformément à l'article R. 2315-11 du code du travail, cette formation obéit à un programme distinct de la formation…3 jours (21 heures)

Conformément à l'article R. 2315-11 du code du travail, cette formation obéit à un programme distinct de la formation initiale : elle actualise les connaissances des élus qui repartent pour un mandat et les fait progresser en méthode et en stratégie, à partir de leur expérience réelle de l'instance.

Repères pratiques

PublicMembres titulaires et suppléants du CSE en renouvellement de mandat, dans les entreprises de toutes tailles. Prérequis : avoir déjà exercé un mandat au CSE.
DuréeTrois jours, soit 21 heures, consécutifs ou fractionnés.
Cadre juridiqueArticles L. 2315-18 et R. 2315-11 du code du travail. Prise en charge intégrale par l'employeur.
FormatIntra ou inter-entreprises.
EffectifDe 4 à 12 participants.
TarifSur devis, transmis sous 48 heures.
ValidationÉvaluation des acquis ; attestation de fin de formation.

Objectifs pédagogiques

À l'issue de la formation, chaque participant a remis à jour ses connaissances au regard des évolutions légales, réglementaires et jurisprudentielles intervenues depuis sa formation initiale ; il a analysé avec recul les pratiques de son instance pour repérer ce qui a fonctionné et ce qui a manqué ; il maîtrise à un niveau avancé les méthodes d'analyse des accidents et des situations de travail ; il repart avec une stratégie d'instance construite pour le nouveau mandat.

Programme détaillé, journée par journée

Journée 1 — Actualiser ses connaissances
Ce qui a changé dans les textes

Panorama commenté des évolutions récentes en santé au travail : suites de la loi du 2 août 2021, document unique et conservation des versions, passeport de prévention, suivi médical des salariés, évolutions du cadre du CSE. Pour chaque nouveauté : ce que cela change concrètement pour les élus.

Ce que dit la jurisprudence

Décisions marquantes des dernières années sur l'obligation de sécurité, la faute inexcusable, les expertises, les consultations et les moyens du comité : ce qu'elles permettent désormais d'obtenir ou d'exiger.

Retour d'expérience du mandat écoulé

Chaque élu passe en revue les dossiers santé-sécurité de son précédent mandat : réussites, blocages, occasions manquées. Ce diagnostic partagé sert de fil conducteur aux deux journées suivantes.

Journée 2 — Perfectionner ses méthodes
Analyse approfondie des accidents

Arbre des causes de niveau avancé : cas complexes, causes organisationnelles, accidents évités de justesse et presqu'accidents exploités comme matériau de prévention.

Traiter une situation de risques psychosociaux

De la plainte individuelle au traitement collectif : objectiver les faits, protéger les personnes, choisir entre enquête interne, alerte et expertise. Cas pratique complet, conduit de bout en bout.

Inspections et exploitation du document unique

Rendre les inspections plus efficaces : préparation ciblée à partir du document unique et des indicateurs de l'entreprise, conduite sur le terrain, rapport de visite qui engage l'employeur.

Journée 3 — Renforcer la stratégie de l'instance
Des avis et des résolutions qui pèsent

Techniques de rédaction d'avis motivés, usage des résolutions, traçabilité des positions des élus et exploitation des procès-verbaux.

Le bon levier au bon moment

Expertise pour risque grave, saisines externes, alertes : construire une gradation efficace plutôt qu'une escalade subie, à partir des situations rapportées par les participants.

Le plan d'action du nouveau mandat

Formalisation des priorités, du calendrier et de la répartition des rôles pour le mandat qui s'ouvre ; évaluation des acquis et bilan de la formation.

Renouvellement des membres de la CSSCT — entreprises d'au moins 300 salariésDans les entreprises d'au moins trois cents salariés, les membres de la commission santé, sécurité et conditions de…5 jours (35 heures)

Dans les entreprises d'au moins trois cents salariés, les membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail conservent, à chaque renouvellement, un droit à cinq jours de formation. Ce programme prolonge la formation de renouvellement de trois jours par deux journées d'approfondissement réservées aux missions déléguées à la commission, pour des élus appelés à instruire les dossiers les plus techniques.

Repères pratiques

PublicMembres de la CSSCT en renouvellement de mandat, dans les entreprises d'au moins trois cents salariés.
DuréeCinq jours, soit 35 heures, organisés le plus souvent en trois jours puis deux jours.
Cadre juridiqueArticles L. 2315-18 et R. 2315-11 du code du travail. Prise en charge intégrale par l'employeur.
FormatIntra ou inter-entreprises.
EffectifDe 4 à 12 participants.
TarifSur devis, transmis sous 48 heures.
ValidationÉvaluation des acquis ; attestation de fin de formation.

Objectifs pédagogiques

Ce programme reprend les trois journées de la formation de renouvellement et les complète par deux journées consacrées au travail propre de la commission : instruction des dossiers pour le compte du CSE, préparation des inspections et des enquêtes, relations suivies avec le médecin du travail, l'inspection du travail et la CARSAT, animation de la commission dans la durée.

Programme détaillé, journée par journée

Journées 1 à 3 — Le programme de renouvellement

Les trois premières journées reprennent intégralement le programme de la formation de renouvellement de mandat : actualisation des connaissances, perfectionnement des méthodes d'analyse et construction de la stratégie de l'instance.

Journée 4 — Le travail d'instruction de la commission

La commission prépare et instruit ; le comité délibère. La journée est consacrée à ce partage des rôles : organiser l'instruction d'un dossier — réorganisation, projet immobilier, campagne de mesures, plainte collective —, préparer les inspections et les enquêtes pour le compte du CSE, restituer au comité sous une forme qui lui permette de décider, et articuler le calendrier de la commission avec celui des consultations. Les participants travaillent sur des dossiers types issus d'entreprises comparables à la leur.

Journée 5 — Animer la commission et travailler avec les acteurs de la prévention

Faire vivre la commission suppose une animation régulière : ordre du jour, comptes rendus, suivi des engagements, relations continues avec le médecin du travail, le responsable sécurité, l'inspection du travail et la CARSAT. La journée se conclut par la construction du programme de travail annuel de la commission, l'évaluation des acquis et le bilan de la formation.

Formation économique des élus du CSERéservée par le code du travail aux membres titulaires du CSE dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, la…5 jours (35 heures)

Réservée par le code du travail aux membres titulaires du CSE dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, la formation économique de cinq jours est le pendant de la formation santé-sécurité : elle donne aux élus les clés pour comprendre la situation économique et financière de leur entreprise, peser dans les consultations et anticiper les restructurations. C'est la formation qui transforme la lecture des documents remis par la direction en véritable capacité d'analyse et de proposition.

Repères pratiques

PublicMembres titulaires du CSE des entreprises d'au moins cinquante salariés, en priorité lors du premier mandat ; le comité peut décider d'y associer suppléants et représentants syndicaux. Aucun prérequis, notamment comptable.
DuréeCinq jours, soit 35 heures. Sessions consécutives ou fractionnées (trois jours puis deux jours) selon les contraintes du service.
Cadre juridiqueArticles L. 2315-63, L. 2315-16 et L. 2315-17 du code du travail. Temps de travail effectif, rémunéré comme tel ; renouvellement possible après quatre ans de mandat, consécutifs ou non.
FinancementCoût pédagogique et frais pris en charge par le comité sur son budget de fonctionnement ; rémunération maintenue par l'employeur.
FormatIntra, dans vos locaux ou en salle extérieure, partout en France ; sessions inter-entreprises organisées régulièrement.
EffectifDe 4 à 12 participants, pour préserver les échanges et le travail en sous-groupes.
TarifSur devis, transmis sous 48 heures avec le programme détaillé et la convention de formation.
ValidationÉvaluation des acquis en cours et en fin de formation ; attestation de fin de formation remise à chaque participant.

Objectifs pédagogiques

À l'issue de la formation, chaque participant comprend l'organisation et le fonctionnement de son comité et sait y tenir sa place ; il maîtrise le processus de consultation et les moyens d'obtenir une information sincère et complète ; il lit un compte de résultat et un bilan, calcule et interprète les principaux ratios et repère les signaux d'alerte ; il connaît les mécanismes de l'épargne salariale et les leviers du comité face aux restructurations et aux licenciements économiques. Le programme alterne apports, lectures commentées et cas pratiques ; lorsque les élus le souhaitent, les exercices des journées 3 et 4 sont réalisés à partir des comptes réels de leur entreprise.

Programme détaillé, journée par journée

Journée 1 — Le comité, son fonctionnement et ses moyens

La première journée installe le socle : ce qu'est le comité social et économique, comment il fonctionne, de quels moyens il dispose. Les élus repartent avec une vision claire de leur instance et des règles qui la gouvernent — condition première pour exercer les attributions économiques.

La composition du comité et les mandats

Titulaires, suppléants, représentants syndicaux, présidence : rôle de chacun, durée et événements du mandat, statut protecteur. Le bureau du comité — secrétaire et trésorier — et les commissions obligatoires ou conventionnelles : ce qu'elles préparent, ce que seul le comité décide.

Les réunions et les délibérations

Périodicité, ordre du jour établi conjointement, convocation, participants, conduite des débats, votes et résolutions, incidents de séance les plus fréquents. Le procès-verbal : rédaction, adoption, diffusion — et son poids le jour où naît un contentieux.

Les budgets et les obligations comptables

Budget de fonctionnement et budget des activités sociales et culturelles : assiette de calcul, versement, utilisations autorisées, transferts encadrés de l'un vers l'autre. Obligations comptables issues de la loi du 5 mars 2014, arrêté et approbation des comptes, rapport annuel de gestion.

Le règlement intérieur et les moyens matériels

Le règlement intérieur du comité : contenu utile, clauses à négocier, pièges à éviter. Local, affichage, heures de délégation, liberté de circulation, personnalité civile et capacité d'agir en justice. Cas pratique : passer au crible le règlement intérieur de votre comité.

Journée 2 — Les attributions économiques et la consultation

La deuxième journée traite du cœur des attributions économiques : l'information et la consultation. L'objectif est que chaque élu sache ce que la direction doit remettre, dans quels délais, et comment construire un avis qui pèse réellement sur la décision.

Le champ des attributions économiques

La marche générale de l'entreprise (article L. 2312-8) : organisation, gestion, évolution économique et juridique. Les trois consultations récurrentes — orientations stratégiques, situation économique et financière, politique sociale — et les consultations ponctuelles sur les projets de l'employeur.

La procédure de consultation

Information écrite et précise, délais préfix et point de départ, articulation avec un éventuel accord, avis motivé, effets de l'absence d'avis, recours du comité lorsque l'information est insuffisante. Cas pratique : bâtir le calendrier complet d'une consultation.

La base de données économiques, sociales et environnementales

Contenu obligatoire et adaptations conventionnelles de la BDESE, mise à jour, confidentialité, exploitation par les élus. Lecture critique d'une base réelle : repérer les rubriques absentes ou vidées de leur substance, et formuler la demande de complément.

Le recours aux experts

L'expert-comptable du comité : missions légales, financement selon les cas, accès aux documents, calendrier de la mission. Ce qu'un rapport d'expertise apporte au débat, dans les consultations récurrentes comme dans les opérations exceptionnelles.

Journée 3 — Lire les comptes de l'entreprise

Une journée pour apprendre à lire ce que les chiffres disent réellement de l'entreprise. Aucun prérequis comptable : la journée part de zéro et progresse jusqu'à la lecture autonome des comptes annuels.

La mécanique comptable

Principes de la comptabilité en partie double, organisation des comptes, du grand livre à la balance. Ce que sont réellement produits, charges, créances et dettes — et pourquoi le résultat et la trésorerie ne racontent pas la même histoire.

Le compte de résultat

L'image de l'activité de l'exercice : chiffre d'affaires, marge, valeur ajoutée, excédent brut d'exploitation, résultats d'exploitation, financier et exceptionnel. Les soldes intermédiaires de gestion comme grille de lecture, exercices d'application à l'appui.

Le bilan

L'image du patrimoine : actif immobilisé et circulant, capitaux propres, provisions, dettes. Fonds de roulement, besoin en fonds de roulement et trésorerie nette : le triptyque qui révèle la solidité — ou la fragilité — financière de l'entreprise.

Les choix qui influencent le résultat

Amortissements et provisions, capitalisation de charges, opérations intragroupe — frais de gestion facturés par la maison mère, prix de transfert, remontées de dividendes. Repérer les décisions de gestion qui pèsent sur le résultat présenté aux élus.

Journée 4 — Analyser la situation de son entreprise

La quatrième journée transforme la lecture en analyse. À partir de comptes réels — ceux de votre entreprise si vous le souhaitez —, les participants construisent leur propre diagnostic et la liste des questions à poser en réunion.

Les ratios et les signaux d'alerte

Rentabilité, structure financière, endettement, liquidité : les ratios essentiels, comment les calculer et surtout les interpréter, dans la durée et par rapport au secteur. Les signaux qui doivent alerter les élus, du tassement des marges à la dégradation de la trésorerie.

L'environnement et la stratégie

Situer l'entreprise dans son marché et dans son groupe : concurrence, donneurs d'ordre, actionnariat. Croiser les comptes et les orientations stratégiques présentées au comité, pour mettre en évidence les cohérences — et les contradictions.

La politique sociale et la masse salariale

Effectifs, précarité, rémunérations, égalité professionnelle : lire les indicateurs sociaux et les mettre en regard des résultats économiques. Préparer la consultation sur la politique sociale avec des questions étayées par les chiffres.

L'épargne salariale et le partage de la valeur

Participation, intéressement, plans d'épargne salariale, prime de partage de la valeur : mécanismes, rôle du comité, points de vigilance dans les accords. Cas pratique : vérifier pas à pas un calcul de réserve spéciale de participation.

Journée 5 — Le CSE face aux difficultés et aux restructurations

La dernière journée arme les élus pour les moments décisifs : alerte économique, procédure collective, restructuration, licenciements. Elle se conclut par la construction du plan d'action économique du mandat.

Le droit d'alerte économique

Faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation de l'entreprise, questions écrites à l'employeur, rapport, saisine des organes de direction : la procédure de l'article L. 2312-63, ses étapes et ses effets. Quand et comment la déclencher utilement, avec quel appui de l'expert.

Les entreprises en difficulté

Mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde, redressement et liquidation judiciaires : le vocabulaire et les étapes des procédures collectives, le rôle du comité à chaque stade, l'audition devant le tribunal, le paiement des salaires et la garantie AGS.

Restructurations et transferts

Fusions, cessions, apports partiels d'actifs, location-gérance : les consultations obligatoires même sans suppression d'emploi, le sort des contrats de travail (article L. 1224-1), du statut collectif et des mandats. Les garanties à négocier pour les salariés.

Licenciements économiques et plan de sauvegarde de l'emploi

Le motif économique et son contrôle, les procédures selon le nombre de licenciements, le contenu et la négociation du PSE, le rôle de l'administration du travail, les moyens et recours des élus. Synthèse de la semaine et plan d'action économique du mandat.

7 formations

Modules d'approfondissement santé, sécurité et conditions de travail

Ces modules d'une journée (7 heures) complètent les formations réglementaires. Ils s'adressent aux élus qui souhaitent approfondir un sujet précis, au moment où leur instance en a besoin : à la suite d'un accident, à l'approche d'une réorganisation, face à une montée des signalements. Chaque module peut être organisé en intra pour l'ensemble de la délégation et il est adapté à votre situation.
Maîtriser le document unique et l'évaluation des risques1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Faire du document unique un véritable outil des élus, et non un document administratif que l'on découvre en réunion. La journée détaille le cadre juridique issu de la loi du 2 août 2021, la méthodologie d'évaluation — unités de travail, cotation, plan d'action —, les obligations de mise à jour et de conservation, puis entraîne les participants à la lecture critique : repérer les risques absents, les cotations complaisantes, les mesures de prévention purement formelles, et formuler des demandes précises à l'employeur.

L'arbre des causes : analyser un accident jusqu'au bout1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Rendre chaque participant autonome dans la conduite d'une analyse d'accident par la méthode de l'arbre des causes. Après un rappel rapide de la méthode, la journée est presque entièrement consacrée à des cas pratiques de difficulté croissante : recueil des faits, construction du diagramme, recherche des causes organisationnelles, formulation de mesures de prévention hiérarchisées et présentation des conclusions en réunion de CSE.

Risques psychosociaux : repérer, objectiver, agir1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Savoir traiter une situation de risques psychosociaux sans se limiter aux réponses individuelles. La journée travaille les définitions et le cadre juridique, les six familles de facteurs de risque, les indicateurs à suivre, puis la conduite à tenir face à une situation dégradée : recueil de la parole, objectivation des faits, choix des leviers — enquête, alerte, expertise, consultation — et prévention primaire par l'action sur l'organisation du travail.

Harcèlement moral, harcèlement sexuel et agissements sexistes1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Outiller les élus et le référent du CSE face aux situations de harcèlement. La journée précise les définitions légales et la jurisprudence, les obligations de prévention de l'employeur, le rôle du référent désigné par le comité, puis déroule la conduite d'une enquête interne : recueil des signalements, auditions, confidentialité, conclusions et mesures. Les participants repartent avec une trame d'enquête et des modèles de documents.

Inspections et enquêtes du CSE : la méthode complète1 jour (7 heures) — intra de préférence1 jour (7 heures)

Professionnaliser les visites et les enquêtes de l'instance. La journée construit pas à pas la méthodologie : programmation annuelle, préparation ciblée, grilles d'observation par type de risque, conduite de la visite et relation avec les salariés rencontrés, rapport de visite et suivi des suites données par l'employeur. Une inspection est simulée en conditions réelles lorsque la session se déroule sur site.

Droits d'alerte et expertise pour risque grave1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Savoir déclencher et mener à bien les procédures des situations graves. La journée détaille le danger grave et imminent et son registre, l'alerte en cas d'atteinte aux droits des personnes, puis l'expertise pour risque grave de l'article L. 2315-94 : conditions, délibération, choix de l'expert habilité, financement par l'employeur, contestations possibles et exploitation du rapport. Étude comparée de délibérations réussies et de délibérations fragiles.

Faire vivre la CSSCT1 jour (7 heures) — intra1 jour (7 heures)

Donner à la commission un fonctionnement solide et utile au comité. La journée traite de la mise en place et des missions déléguées, du rôle des membres et de l'animation des réunions, de l'articulation avec les réunions du CSE consacrées à la santé et à la sécurité, et de la relation avec le président et les participants de droit. Chaque équipe repart avec un projet de programme de travail annuel.

8 formations

Vie du comité et pratique du mandat

Ces modules prolongent la formation économique sur les situations les plus courantes du mandat : faire fonctionner l'instance, gérer les activités sociales, défendre un salarié, porter une réclamation. Comme tous nos stages, ils sont organisés en priorité en intra, pour l'ensemble de la délégation — suppléants et représentants syndicaux bienvenus — et adaptés à votre entreprise.
L'essentiel du CSE : prendre son mandat en main2 jours (14 heures) — intra2 jours (14 heures)

Donner aux élus, en deux jours, une vision complète et opérationnelle de l'instance. La formation couvre l'organisation interne du comité et son règlement intérieur, les budgets et leurs règles d'utilisation, les réunions de l'ordre du jour au procès-verbal, les trois consultations récurrentes et les consultations sur projets, la mission santé-sécurité et la gestion des activités sociales et culturelles. Une formule concentrée, idéale en début de mandat ou pour remettre l'instance en ordre de marche.

Secrétaire et trésorier : animer le bureau du comité1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Professionnaliser les deux fonctions clés de l'instance. La journée précise le rôle du secrétaire — ordre du jour, conduite des travaux, procès-verbal, communication — et celui du trésorier — tenue des comptes, arrêté et rapport de gestion, relations avec la banque et l'éventuel expert-comptable du comité —, leurs responsabilités respectives et les règles à inscrire au règlement intérieur pour organiser remplacements et délégations.

Le CSE de moins de cinquante salariés1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Exercer pleinement un mandat dans une petite entreprise. La journée précise les attributions propres aux comités de onze à quarante-neuf salariés — réclamations, santé et sécurité, assistance des salariés, rôle en cas de licenciement —, les moyens des élus (heures de délégation, déplacements, registre) et les bons réflexes face à un employeur qui ignore l'instance, jusqu'au délit d'entrave.

La gestion des activités sociales et culturelles1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Construire une politique sociale utile et sécurisée. La journée traite du choix des activités et des bénéficiaires — sans critère illicite —, du budget et de son suivi, de la réglementation Urssaf applicable aux bons d'achat, chèques-vacances et aides diverses, de la conformité au RGPD et de la communication vers les salariés. Étude des redressements les plus fréquents et des moyens de les éviter.

Traiter les réclamations et faire appliquer le droit1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Faire de la mission de réclamation un levier quotidien. La journée délimite ce qu'est une réclamation individuelle ou collective, organise sa formalisation et son suivi jusqu'à la réponse de l'employeur, mobilise les sources utiles — code du travail, convention collective, accords, usages — et articule l'action des élus avec l'inspection du travail. Exercices de rédaction à partir de situations réelles.

Assister les salariés aux entretiens1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Être immédiatement efficace aux côtés d'un collègue convoqué. La journée détaille les procédures — entretien préalable à une sanction ou à un licenciement, rupture conventionnelle —, la préparation avec le salarié, la conduite à tenir pendant l'entretien, la gestion des incidents et le compte rendu qui servira, le cas échéant, devant le conseil de prud'hommes.

Les ruptures du contrat de travail1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Renseigner précisément les salariés sur chaque mode de rupture. La journée compare démission, licenciement pour motif personnel ou économique, rupture conventionnelle individuelle et collective : procédures, indemnités et leur régime social et fiscal, droits au chômage, points de vigilance avant de signer. Les élus repartent avec des repères sûrs pour orienter chacun sans se substituer au juriste.

Communiquer avec les salariés1 jour (7 heures) — intra1 jour (7 heures)

Renforcer le lien entre l'instance et les salariés. La journée travaille les supports — affichage, comptes rendus, tracts, messagerie et outils numériques — et leurs limites juridiques, la rédaction de communiqués lisibles, la valorisation des actions du comité, puis la construction d'un sondage ou d'une enquête auprès des salariés pour étayer vos propositions.

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Restructurations, emploi et actualité

L'actualité de l'entreprise ne prévient pas. Ces modules d'une journée (7 heures) préparent les élus aux événements qui bousculent l'emploi — réorganisations, difficultés, cessions — et aux sujets qui montent, de l'intelligence artificielle aux élections. Ils peuvent être programmés en urgence lorsque votre instance est saisie d'un projet.
Le CSE face aux licenciements économiques et au PSE1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Peser réellement sur une procédure de licenciement collectif. La journée reprend le motif économique et son contrôle par le juge, les procédures selon le nombre de licenciements, l'articulation entre la consultation du comité et la négociation du plan de sauvegarde de l'emploi, le contenu d'un PSE et ses améliorations possibles — reclassement, formation, indemnisation —, le rôle de l'administration du travail et les recours. Étude comparée de plans réels.

Restructurations : fusions, cessions et transferts1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Sécuriser les salariés dans les opérations de réorganisation. La journée traite des consultations obligatoires même sans suppression d'emploi, du transfert automatique des contrats de travail (article L. 1224-1) et de ses limites, du sort des accords collectifs, des usages et des mandats, et des garanties à négocier auprès du repreneur. Cas pratiques construits à partir d'opérations récentes.

Entreprises en difficulté : le CSE dans les procédures collectives1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Tenir son rôle quand tout s'accélère. De la prévention — droit d'alerte, conciliation — au redressement et à la liquidation judiciaires, la journée décrit les acteurs (administrateur, mandataire, juge-commissaire), les audiences où le comité est entendu, l'examen des offres de reprise, les licenciements autorisés et la garantie des salaires. Un module indispensable dès les premiers signaux de difficulté.

Préparer les élections professionnelles1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Aborder le scrutin en connaissance de cause. La journée couvre le périmètre des élections et l'unité économique et sociale, la négociation du protocole d'accord préélectoral, la représentation équilibrée entre les femmes et les hommes sur les listes, le déroulement du vote — y compris électronique —, le dépouillement, la mesure de l'audience syndicale et le contentieux électoral.

L'intelligence artificielle dans l'entreprise1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Se préparer à l'arrivée de l'intelligence artificielle plutôt que la subir. La journée éclaire le cadre européen et les obligations de l'employeur, la consultation du comité sur l'introduction de nouvelles technologies, les impacts sur l'emploi, les compétences, la charge de travail et l'évaluation des salariés, les risques — confidentialité, surveillance, risques psychosociaux — et les questions à poser avant tout déploiement.

5 formations

La négociation d'entreprise

Depuis les ordonnances de 2017, l'accord d'entreprise peut primer sur la branche et s'imposer au contrat de travail : négocier est devenu un exercice décisif, pour les délégués syndicaux comme pour les élus appelés à négocier en l'absence de délégué. Ces modules d'une journée (7 heures) donnent le cadre juridique et la méthode ; le comité peut financer la formation des délégués syndicaux sur son budget de fonctionnement (article L. 2315-61).
Négociation collective : droit et stratégie1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Maîtriser le cadre et la conduite d'une négociation. La journée reprend l'articulation entre la loi, la branche et l'entreprise, les conditions de validité des accords, les négociations obligatoires et facultatives, puis la méthode : préparer ses revendications, argumenter, réagir aux contre-propositions, conclure ou constater le désaccord — et gérer ensuite la révision ou la dénonciation d'un accord.

NAO, salaires et partage de la valeur1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Aborder la négociation annuelle avec des revendications étayées. La journée organise la préparation — lecture de la BDESE, indicateurs de salaires réels, comparaisons de branche —, la construction des demandes (augmentations générales et individuelles, grilles, égalité salariale), la conduite des réunions, puis les compléments : participation, intéressement, plans d'épargne et prime de partage de la valeur.

QVCT et égalité professionnelle1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Obtenir un accord utile à la santé et à l'égalité. La journée délimite la qualité de vie et des conditions de travail — charge de travail, organisation, déconnexion, télétravail — sans la confondre avec la seule prévention des risques psychosociaux, outille le diagnostic (index de l'égalité professionnelle, indicateurs propres à l'entreprise) et passe en revue des accords existants pour en tirer des clauses réellement engageantes.

GEPP : gestion des emplois et des parcours professionnels1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Transformer une obligation triennale en levier pour l'emploi. La journée traite du contenu de la négociation, du diagnostic à construire — démographie, compétences, précarité, orientations stratégiques —, des dispositifs mobilisables (formation, mobilités, transmission des savoirs) et du suivi de l'accord, pour éviter les textes d'affichage sans effet sur les parcours.

L'emploi des seniors : la nouvelle négociation obligatoire1 jour (7 heures) — intra ou inter-entreprises1 jour (7 heures)

Préparer la négociation créée par la loi d'octobre 2025 transposant l'accord national interprofessionnel sur l'emploi des salariés expérimentés. La journée présente les nouveaux outils — visite médicale et entretien de mi-carrière, contrat de valorisation de l'expérience, retraite progressive élargie —, le diagnostic à établir sur la place des seniors dans l'entreprise, puis les revendications possibles : aménagement des fins de carrière, prévention de l'usure professionnelle, transmission des compétences.

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Les formations en classe virtuelle

Nos classes virtuelles sont de véritables actions de formation — convention, convocation, support remis, évaluation et attestation — et non de simples webinaires. Le format d'une demi-journée (3 h 30) permet de traiter un sujet à fond en limitant la fatigue propre au distanciel, de former des élus dispersés sur plusieurs sites et de compléter un stage suivi en présentiel. Chaque module peut être choisi isolément ou assemblé en parcours ; l'ensemble du catalogue peut par ailleurs être animé à distance si vous le préférez.
Les heures de délégation½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Bénéficiaires, décompte et paiement, utilisation pendant et hors temps de travail, mutualisation entre élus et report d'un mois sur l'autre, dépassement pour circonstances exceptionnelles, bons de délégation : ce que l'employeur peut demander — et ce qu'il ne peut pas.

La BDESE½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Contenu obligatoire, adaptation par accord, mise à jour et confidentialité de la base de données économiques, sociales et environnementales ; comment l'exploiter pour préparer les consultations, repérer les rubriques absentes et obtenir leur complément, jusqu'aux recours lorsque l'information fait défaut.

La réunion du CSE½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

De l'ordre du jour au procès-verbal : élaboration conjointe, convocation et délais, conduite des débats, suspensions de séance, votes, avis, incidents les plus fréquents. Préparer la réunion entre élus pour arriver avec une position construite.

La consultation du CSE½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Information précise, délais préfix, avis motivé, effets du défaut de consultation : la mécanique complète, illustrée de décisions récentes, et la manière d'articuler consultation et négociation lorsqu'un projet est aussi soumis aux organisations syndicales.

Budgets du CSE et rapport de gestion½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Assiette et calcul des deux budgets, dépenses autorisées, transferts encadrés, responsabilités du trésorier et du comité, obligations comptables ; faire du rapport annuel de gestion un outil de communication vers les salariés plutôt qu'une formalité.

Le CSE et l'Urssaf½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Bons d'achat et plafonds, chèques-vacances, chèques-culture, secours, critères d'attribution licites : la réglementation applicable aux activités sociales, les tolérances admises, le déroulement d'un contrôle et les moyens d'éviter le redressement.

Le règlement intérieur du CSE½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Clause par clause, construire un règlement qui organise réellement l'instance : bureau et commissions, réunions et délibérations, budgets, relations avec l'employeur, communication. Ce qui peut y figurer, ce qui est interdit, ce qui se négocie.

Confidentialité et obligation de discrétion½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Distinguer l'information réellement confidentielle de la discrétion invoquée par confort ; conditions posées par la jurisprudence, conséquences d'un manquement, et manière de rendre compte aux salariés sans violer ses obligations.

La rupture conventionnelle individuelle½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Procédure, entretiens, délais de rétractation et d'homologation, indemnité minimale et négociation, droits au chômage : tout ce qu'un élu doit savoir pour accompagner un salarié qui envisage — ou se voit proposer — une rupture conventionnelle.

L'inaptitude½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

De la visite médicale à la décision : constat d'inaptitude, obligations de reclassement et consultation du comité, contestation de l'avis du médecin du travail, licenciement et droits du salarié selon l'origine, professionnelle ou non, de l'inaptitude.

La rupture conventionnelle collective½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Un accord collectif, et non une addition de ruptures individuelles : contenu obligatoire, validation par l'administration, garanties et accompagnement des volontaires, rôle de suivi du comité — et les questions à poser avant d'ouvrir cette négociation.

Les accords de performance collective½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Rémunération, durée du travail, mobilité : ce qu'un APC peut modifier, ses conditions de validité, ses effets sur les contrats de travail et les conséquences du refus d'un salarié. Les garanties à négocier avant de s'engager.

Mettre en œuvre le télétravail½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Accord ou charte, réversibilité, prise en charge des frais, égalité de traitement, droit à la déconnexion et prévention des risques : construire un cadre collectif protecteur, sans angle mort sur la charge de travail et l'isolement.

Le rôle environnemental du CSE½ journée (3 h 30) — classe virtuelle½ journée (3 h 30)

Depuis la loi Climat et résilience, les conséquences environnementales des projets entrent dans les consultations : rubrique environnementale de la BDESE, questions à poser, place du sujet dans les orientations stratégiques et leviers concrets d'une instance qui veut peser.

Notre pédagogie_

Une pédagogie active, ancrée dans le réel : les participants manipulent réellement les méthodes plutôt que de les voir démontrées.

Des intervenants spécialistes des élus

Nos formations sont animées par des juristes en droit social et des intervenants en prévention des risques professionnels qui travaillent au quotidien auprès des comités sociaux et économiques. Cette double lecture garantit des réponses précises sur le droit et réalistes sur le terrain.

Vos situations, pas des cas d'école

Chaque session intra est précédée d'un échange de préparation : nous adaptons les exemples, les cas pratiques et les textes mobilisés à votre secteur et à vos situations réelles, comme l'exige l'article R. 2315-10 du code du travail.

Des outils directement utilisables

Les supports vont au-delà du diaporama : grilles d'inspection par famille de risques, trames d'enquête et d'arbre des causes, modèles d'avis, de résolutions et de demandes écrites à l'employeur. Les exercices sont réalisés en sous-groupes puis mis en commun.

Évaluation et validation

Un questionnaire de positionnement est adressé en amont afin d'ajuster le programme. Les acquis sont évalués tout au long de la formation, puis la session fait l'objet d'une évaluation à chaud et d'une évaluation à froid. Chaque participant reçoit une attestation de fin de formation.

Modalités pratiques_

Nos formations sont organisées en priorité en intra, dans vos locaux ou dans une salle proche, partout en France. Des sessions inter-entreprises sont également programmées pour les élus isolés ou les petites délégations.

Les textes de référence_

Les principaux textes sur lesquels s'appuient nos programmes. Nos intervenants les remettent en perspective en formation et les actualisent en continu.

TexteObjet
Code du travail, article L. 2315-18Droit à la formation santé, sécurité et conditions de travail de tous les membres de la délégation du personnel du CSE et du référent harcèlement sexuel ; durées minimales de cinq et trois jours ; prise en charge par l'employeur.
Code du travail, article L. 2315-17Organismes habilités à dispenser les formations économique et santé, sécurité et conditions de travail : organismes de formation enregistrés auprès de l'autorité administrative (articles L. 6351-1 à L. 6351-8) ou organismes mentionnés à l'article L. 2145-5 ; renouvellement des formations après quatre années de mandat.
Code du travail, article L. 2315-63Stage de formation économique des membres titulaires du CSE dans les entreprises d'au moins cinquante salariés : durée maximale de cinq jours, financement par le comité.
Code du travail, article L. 2315-16Le temps consacré aux formations des élus est pris sur le temps de travail, rémunéré comme tel et non déduit des heures de délégation.
Code du travail, article L. 2315-61Budget de fonctionnement du comité : possibilité de financer la formation des délégués syndicaux et des représentants de proximité.
Code du travail, articles R. 2315-9 à R. 2315-12Objet officiel de la formation, caractère théorique et pratique adapté à la branche et à l'entreprise, programmes distincts en cas de renouvellement, modalités du congé de formation.
Code du travail, articles L. 4121-1 et L. 4121-2Obligation générale de sécurité de l'employeur et principes généraux de prévention.
Code du travail, articles L. 4121-3 et L. 4121-3-1Évaluation des risques et document unique d'évaluation des risques professionnels : élaboration, mises à jour, conservation et accès.
Code du travail, articles L. 4131-1 et suivantsDroit d'alerte en cas de danger grave et imminent et droit de retrait des salariés.
Code du travail, article L. 2315-94Expertise décidée par le CSE, notamment en cas de risque grave constaté dans l'établissement.
Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021Loi pour renforcer la prévention en santé au travail : extension de la formation SSCT à tous les élus, réforme du document unique, passeport de prévention, services de prévention et de santé au travail.

Questions fréquentes_

Qui a droit à la formation santé, sécurité et conditions de travail ?

Depuis la loi du 2 août 2021, l'ensemble des membres de la délégation du personnel du CSE, titulaires comme suppléants, ainsi que le référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. Ce droit s'applique dès onze salariés, que l'élu siège ou non à la CSSCT.

Qui choisit l'organisme de formation ?

Les élus, et eux seuls. Le choix appartient aux représentants du personnel, non à l'employeur. L'organisme doit être enregistré auprès de l'autorité administrative dans les conditions des articles L. 6351-1 à L. 6351-8, ou figurer parmi les organismes mentionnés à l'article L. 2145-5.

La formation est-elle déduite des heures de délégation ?

Non. Le temps passé en formation est du temps de travail effectif, rémunéré comme tel. Il n'est pas déduit des heures de délégation et ne s'impute pas sur le budget de fonctionnement du comité (article L. 2315-16).

Quel est le délai pour demander son départ en formation ?

La demande de congé est présentée à l'employeur par écrit, en principe au moins trente jours avant le début du stage, en précisant la date, la durée, le prix et le nom de l'organisme. Nous remettons un modèle de demande prêt à l'emploi.

L'employeur peut-il refuser ?

Il ne peut pas s'opposer au principe de la formation. Le départ ne peut être reporté que dans des conditions strictement encadrées, et un refus doit être motivé et notifié dans les délais réglementaires. Le refus d'organiser ou de financer la formation expose l'employeur au délit d'entrave.

Un élu peut-il cumuler formation SSCT et formation économique ?

Oui. La formation économique, réservée aux titulaires dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, s'ajoute aux cinq jours de formation santé-sécurité : un élu peut ainsi cumuler jusqu'à dix jours de formation en début de premier mandat.

Le comité peut-il former ses délégués syndicaux et représentants de proximité ?

Oui. L'article L. 2315-61 permet au comité de financer, sur son budget de fonctionnement, la formation des délégués syndicaux et des représentants de proximité. Le comité peut également ouvrir les modules et classes virtuelles aux suppléants et aux représentants syndicaux.

Intra, inter ou classe virtuelle : que choisir ?

L'intra réunit toute votre délégation autour de vos propres enjeux et permet d'adapter réellement le programme à votre entreprise, comme l'exige l'article R. 2315-10. L'inter convient aux élus isolés et favorise l'échange d'expériences. La classe virtuelle, d'une demi-journée, permet de traiter un sujet à fond et de former des élus dispersés sur plusieurs sites.

Construisons votre prochaine formation_

Indiquez-nous votre entreprise, l'effectif et les mandats concernés : nous vous répondons sous 48 heures. L'échange est sans engagement.

  • Un échange de préparation pour adapter le programme à votre secteur
  • Devis, programme détaillé et convention de formation sous 48 heures
  • Un modèle de demande de congé de formation prêt à transmettre
  • Des dates fixées d'un commun accord, selon le calendrier de votre instance

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Adresse229 rue Saint-Honoré, 75001 Paris
InterventionToute la France — intra, inter et distanciel
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